Albert & Pinky Pintus

Maison des anciennes forges, sur le site de Montauban-Buzenol
du 26 avril au 15 juin 2008
Ouvert le vendredi, samedi et dimanche de 14h30 à 18h00
 
>> Reportage sur les expositions d'Albert et Pinky Pintus à Montauban
 
 
 

Albert

Son travail porte sur son émerveillement face à la nature et plus particulièrement sur des fragments de celle-ci, conservés comme des indices … Tel un collectionneur, il ramasse, trie, présente des éléments glanés dans ses promenades. Il met en rapport l’infiniment petit ou l’infiniment fragile (plumes, libellules, …) avec l’infiniment grand (cosmos). Il a gardé le souvenir des moments d’émoi de son enfance passée dans les forêts de Tintigny.

«De Tintigny à Buzenol à vélo, c’était un vrai périple.
Partir de l’école communale de Tintigny, celle de la Grand-rue avec ses entrées monumentales et ses escaliers en métal.
Fougueuse Chevauchée de 9 à 10 kilomètres.
Pédaler pour être le premier, mais bridé par l’instituteur monté sur sa Garelli orange.
Grand-route d’Arlon… tourner à Sainte-Marie, traverser le village… passer devant le lavoir direction Fratin… traverser la route de Virton… enter dans le village du Farceur… se laisser descendre jusqu’au fond…
Dans mon souvenir, la route n’est pas macadamisée…
Les vélos sont laissés en tas au pied du chemin grimpant jusqu'à Montauban.
La forêt est magnifique.
Nous montons tout en écoutant l’instituteur raconter.
Au fur et à mesure, la réalité s’estompe.
La dame en blanc semble passer au loin dans l’obscurité du bois.
Les gardiens de la tour, tout en armes, scrutent l’horizon.
On croit entendre dans le bruissement des feuilles les pas d’un cheval.
Sur la colline au loin, entre les arbres, se profile la silhouette des quatre fils Aymond, toujours en fuite.
La tâche agricole des Trévires comme un moment de paix dans toute cette agitation.
Place aux légions romaines.
Les alignements de fantassins, les centurions sur leurs montures…
En ordre de bataille.
Les armées s’alignent, se font face…
Les épées sortent de leurs fourreaux…»

Albert.

 
     
 
 
 
Pinky Pintus

MObilier MObile, espaces intérieurs, objets: voilà les orientations qu’a suivi Pinky Pintus dans son parcours de créateur.
Aujourd’hui, également professeur d’architecture d’intérieur à l’Ecole Supérieure des Arts Saint-Luc de Liège, elle n’en reste pas moins artiste active. Son travail a été récompensé à plusieurs reprises, lors de concours nationaux et internationaux. Son MObilier MObile participe régulièrement aux salons du Meuble (Courtrai, Paris, Londres, Tokyo, Milan,…)Ses créations singulières reflètent un caractère ludique et unique. Pinky porte sur chaque œuvre créée une réflexion, les aborde comme des expériences, attribuant à chacune une histoire au départ de son origine.

L’exposition sur le site de Montauban-Buzenol prendra la coloration d’un art du détournement. Elle y proposera ses «Lumières bidon», une série de luminaires réalisés à base de bidons en plastiques de produits ménagers.
Ces objets, autrefois produits de consommation, sont devenus autres grâce à l’intervention de Pinky Pintus; elle leur propose une seconde vie.
«Une fois le contenant utilisé, nous jetons les objets sans regarder leur forme ni leur profondeur. En observant un bidon de lessive, on découvre sa beauté, la qualité de sa matière, sa technologie, sa couleur…».
Sans leurs étiquettes promotionnelles qui en font des produits de marketing, les bidons se trouvent isolés et existent pour eux-mêmes; « De son rôle passé de contenant ne subsistera qu’une odeur discrète». L’artiste peut alors les mettre en valeur, en essayant de leur donner un sens et une fonction.
L’éclairage est arrivé par hasard: «Au départ je les gardais pour en faire de la maroquinerie ou plutôt des sacs à main découpés dans des bouteilles en plastique bien dodues. C’était laborieux et à force de manipuler la matière j’ai fini par l’éclairer. Dans sa nouvelle fonction de luminaire, une ampoule et un cordon électrique sont les seuls ajouts. Le bidon-détritus devient lumière énergie, lumière d’ambiance, lumière rigolote, …juste pour le plaisir.»

Le choix de ce travail pour investir l’espace proposé à Montauban poursuit la réflexion à l’origine de sa création.
«Même s’ils sont une partie de ma réflexion sur l’utilité d’un objet, de sa durabilité, de son lien avec l’homme et son environnement; je les vois d’abord comme une réflexion prospective sur la société de consommation, le recyclage d’objets discrètement «beaux»… et plus loin encore sur la création».
Sa proposition est formidablement liée à l’écologique puisqu’elle réinvente la nature au départ des déchets de l’homme.
Cette sensibilité environnementale fait écho au projet du site verdoyant de Montauban-Buzenol. Dans le bureau des anciennes forges, réhabilité pour accueillir des expositions, les «Lumières bidon» de Pinky Pintus vivront au mieux leur seconde vie.

>> Site de l'artiste: http://www.pinky-pintus.com

 
 
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