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En traversant le site de Montauban-Buzenol, Marie-Françoise Poncelet est impressionnée par la verticalité des arbres, la nudité du bois, la répétition des roseaux et le murmure du frottement des branches. Au milieu de ce lieu enclavé dans la végétation, elle ressent une intimité qui lui procure un bien-être profond.
S’aventurant sur le site, elle s’imprègne de ce qui l’entoure. Ses pas se marquent dans la terre humide et, bientôt, ce sera à la nature de poser ses empreintes… Elles démontreront la répétition et la renaissance inhérentes au paysage végétal.
A la découverte de l’espace et de son histoire, elle observe. La mousse et les lierres envahissent les pierres; la nature reprend ses droits.
Au travers de l’installation proposée par l’artiste, la nature ne cessera son impressionnante emprise puisqu’elle envahira jusqu’à l’intérieur du bureau des anciennes forges.
L’environnement voisinant l’espace d’exposition foisonne d’arbres, immenses déploiements verticaux. Par l’impression de branches sur des papiers, étendus du plafond au sol, c’est dans un labyrinthe naturel qu’aura la sensation de se mouvoir le visiteur.
Il assistera également au phénomène de renaissance omniprésent dans l’environnement naturel. Parallèlement aux bourgeons annonçant la naissance de futures plantes, le cocon, symbole de protection, révèle le renouveau qui se profile dans le milieu végétal.
L’installation dévoilera un travail de signes empreints par la nature et sa majestueuse présence sur le site de Montauban-Buzenol. Le visiteur pourra se promener entre les pièces comme il pourrait flâner dans les bois. Il soufflera aux papiers un mouvement comme le vent balaie les branches.
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