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| Prix du Luxembourg 2007
du 28 avril au 27 mai
du mardi au dimanche de 14h30 à 18h00 |
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14 candidats ont été sélectionnés pour participer à l'exposition du Prix du Luxembourg 2007,
organisée par le CACLB sur le site de la Grange du Faing.
C'est lors du vernissage de cette exposition, le 28 avril 2007 à Jamoigne, qu'a été proclamé le lauréat: Gauthier Pierson.
3 autres artistes ont également reçu une mention: Marylène Daussin, Bertrand Perignon et Charles-Henry Sommelette.
Ces 14 jeunes artistes sont âgés de moins de 35 ans et sont tous nés dans la province de Luxembourg
ou y sont domiciliés depuis plus d'un an.
Diverses disciplines artistiques sont représentées:
peinture, dessin, sculpture, gravure, photographie, installation, textile, vidéo,...
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Carole Cattini
« Au départ, mon sujet de prédilection était l’élément végétal. Celui-ci était choisi pour sa forme, ses contours, parfois ses rythmes. C’était un travail graphique mettant en avant la ligne, tantôt aérienne, tantôt chargée de matière. De nombreux projets précédaient l’œuvre définitive, généralement de petit format.
En juillet 2005, suite à une rencontre artistique, le format s’agrandit, le geste se libère, les couleurs se mélangent et se diluent. L’objet-sujet et les projets ont disparu. Plans courbes et colorés vont se superposer sur la toile formant des « paysages abstraits ». C’est une peinture instinctive, spontanée, épurée, suggestive, qui se veut sincère. »
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Véronique Corman
« Le nid est l'espace tissé de mon univers.
Tel que je pourrais monter ma tente pour y abriter mes rêves, je construis mon nid pour y abriter mon monde. L'oeuf est la forme première. Il contient en germe toutes les possibilités. Forme translucide qui garde le mystère du peut-être. » |
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Marylène Daussin (Mention au Prix du Luxembourg 2007)
« Mon travail s’inspire constamment de la nature. Ma démarche - dessiner une fois, cinq fois, dix fois ou plus le même dessin et le même endroit - est pour moi une manière de comprendre ce paysage.
Je veux comprendre les nuages et leur organisation ; la structure des montagnes ; le fonctionnement des rivières; la manière dont un arbre a pris forme et s’est développé.
Alors, je dessine et redessine les mêmes scènes.
Et puis, je simplifie mon dessin. Je le structure ou le déstructure. Tout à coup, le paysage est devenu mien. Il m’appartient non pas parce que je l’ai créé, car je n’ai fait que le recopier à ma manière ; mais il m’appartient parce que je me retrouve dans ce paysage. Je m’y reconnais. »
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Emilie Garroy
« Ma peinture raconte des histoires... Pour moi la vie n'est qu'une histoire faite de sentiments et d'émotions. Tout ça dans ma tête, j'y ajoute quelques pinceaux, un peu de couleurs, je la secoue et j'essaie d'avancer... »
>> Site d'Emilie Garroy
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Laurence Gonry
« En regardant l’oeuvre de Space Paf Paf, on pense bien entendu aux films de série B, voire de série Z, mais ce ne serait alors qu’admirer la partie émergeante de l’iceberg. Le “sérieux” de la publicité, de l’information, de la communication ou de la science sont ici remis en question sans la moindre précaution d’usage. (...) Space Paf Paf, c’est un monde à la fois grave et grotesque, dans lequel ces créatures improbables, issues de la culture populaire moderne, se retrouvent démultipliées par le biais de techniques d’impressions anciennes (gravure sur bois, eaux fortes, sérigraphie…). C’est désuet en plein mais réalisé avec le plus grand sérieux. » (Gregory Van Laeken)
>> Site de Laurence Gonry
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Rohan Graeffly
« Rohan Graeffly est un artiste complet qui produit aussi bien des séries ou objets photographiques que des vidéos. Quelle que soit la forme qu'il prend (photographie, vidéo, installation), son travail s'articule autour de 2 notions principales: l'identité et le souvenir.
Par certaines de ses réalisations, il nous dévoile des souvenirs personnels mais il joue avec son identité. Son travail correspond davantage à une autofiction qu'à une autobiographie...
Son monde, c'est une réalité fictionnelle, il réarrange la vérité à sa manière. De ce fait, nous sommes en présence d'oeuvres dont l'interprétation reste ouverte à l'imagination du spectateur. »
>> Site
de Rohan Graeffly
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Anne-Cécile Lambert
« En peignant, mon souhait était que la transparence de mes toiles se glisse dans le quotidien de chacun et chacune et qu’une liberté d’interprétation soit apparente. Que chaque amateur d’art puisse ressentir des sentiments intimes ou découvrir des objets imaginaires. Peu importe, l’essentiel est qu’il garde sa propre lecture visuelle tout comme les gouttes d’eau sont libres de se figer ou de couler. »
>> Informations supplémentaires sur Anne-Cécile Lambert |
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Audrey Laurent
« Née d'un mariage physique entre différents éléments, la peinture défragmentée s'anime sous forme organique variée dont l'aspect oscille entre l'infiniment grand et l'infiniment petit. » |
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Katherine Longly
« Katherine Longly pratique une photographie intimiste. Armée de son petit appareil LOMO, elle parcourt la vie en en fixant de petites tranches sur la pellicule. Son intérêt se porte sur la captation des ambiances et le rendu des atmosphères, prises sur le vif. Au travers de la série «Communauté» présentée dans le cadre de ce prix, c’est l’intimité d’un groupe de filles en vacances qu’elle explore. Chacun des moments captés dévoile ses couleurs et ses humeurs propres. Avec humour parfois. Son petit LOMO LC-A est le témoin de ces moments du quotidien. L'instrument d'une exploration du monde toute différente.
Tendre et légère. Avec plein de paillettes! »
>> Informations supplémentaires sur Katherine Longly
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Bertrand Perignon (Mention au Prix du Luxembourg 2007)
DACOLO // some Rumanian postcards not to send
« Trois vidéos profitent d’un statisme incertain pour nous amener à l’indiscernabilité productive propre aux images-cristal, pensées par Gilles Deleuze en ces termes: La description cristalline a bien deux faces qui ne se confondent pas. L’indiscernabilité du réel et de l’imaginaire, ou du présent et du passé, de l’actuel et du virtuel, ne se produit nullement dans la tête ou dans l’esprit, mais est le caractère objectif de certaines images existantes, doubles par nature. Les trahisons sonores et textuelles poussent ces images-cristal à la mutation continue de leur caractère double-face, passant de la forme poétique (la métaphore) à la description nue (la métonymie). Dans ces trois vidéos, les notions de « durée » et d’« instant » sont mises à mal dû à leur double emploi par l’image-cristal. »
>> Informations supplémentaires sur Bertrand Perignon
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Gauthier Pierson (Lauréat du Prix du Luxembourg 2007)
« Pour Gauthier Pierson, pratiquer de l'art est affaire de jeux et d'interactions avec le contexte offert. Non sans humour et discrétion, il étend des territoires d'expérimentation, en mêlant des préoccupations qui ont tout à la fois trait à l'esthétique, au sensible, mais aussi à des questions existentielles, à des envies relationnelles. Un principe de base de ses interventions est la recherche d'une pose d'artiste ajustée à l'environnement qui l'accueille. Ici, la performance, l'installation, la photo-graphie, la vidéo, le dessin, ces diverses formes adoptées par Gauthier Pierson sont tant les supports de préoccupations artistiques que et surtout, des exercices réguliers pour l'entretien du corps, de l'esprit et d'une certaine relation d'échange avec le monde. L'art de cet artiste, souvent à la lisière du matériel et volontiers interactif est profondément ludique. Au-delà d'une joute consensuelle, sa démarche s'inscrit dans une perspective d'épanouissement individuel et d'autonomie. » (Véronique Depiesse)
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Charles-Henry Sommelette (Mention au Prix du Luxembourg 2007)
« A l’instar des couleurs sobres nées d’une palette restreinte, la composition est calme, épurée et sereine. J’ai pour objectif de capter l’ordinaire afin de le rendre extraordinaire. » |
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The Plug
« Je suis une légende… », la phrase claque comme une affirmation sans équivoque, qui ne semble souffrir ni le doute ni la contradiction. Noyée au milieu d’une large surface blanche, on ne peut cependant en faire abstraction tant sa position parfaitement centrée renforce son impact visuel et souligne de manière redondante son caractère narcissique. Citation – ou plutôt devrait-on dire slogan - dont l’auteur se dévoile, The Plug, tout en restant caché derrière ce pseudonyme dont il use pour signer ses interventions. Ce dernier est en effet plus connu pour ses interventions sauvages et souvent poétiques dans l’espace urbain, loin de compositions picturales dont les limites seraient celles du tableau. L’aspect brut de la surface, striée par de larges traits de pinceaux visibles lorsque l’on s’approche, rappelle le support de prédilection des graffeurs pour qui le meilleur terrain d’expression demeure celui de la rue. » (Marie-Noëlle Farcy)
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Dorothée Van Biesen
« Mon travail tourne autour du corps humain. D’abord le corps comme moyen de séduction, ensuite son fonctionnement, ses entrailles et aujourd’hui sa disparition. Selon les régions et les époques, que fait-on d’un cadavre et de son squelette? Quels rituels régissent les veillées funéraires, les enterrements, les deuils? Quels objets symbolisent le mort et comment lui rend-on hommage? C’est la réponse à ces questions que mes «autels» tentent d’illustrer… »
>> Site de Dorothée Van Biesen
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