Avec de larges bosses, sur des supports ocres de papiers ou de lin libre,
Ninette Weberg trace à la peinture noire, rouge ou blanche des signes amples et fluides.
Cercles, lacets, rubans s’enchevêtrent. Signes de femme, tracé féminin et arrondi.
La composition, magnifiquement gérée, montre sa préoccupation de la surface, des vides et des pleins. L’espace y est monumental.
Sa façon n’est pas éloignée de la calligraphie orientale.
Ici le pinceau se frotte au support rugueux et crée des matières vibrantes et translucides
tactiles et douces. Là, détrempé, il nous parle du geste de l’artiste ;
Du mouvement de son propre corps.
Notre œil chemine et lit des signes, ni tout à fait abstraits ni figuratifs, dont les superpositions, plus encore que du corps féminin, sujet de prédilection du peintre, nous parle de sa chorégraphie et de son geste sûr.
Nathalie Pirotte
|